Explorations fonctionnelles

1. Epreuve d’effort cardio-respiratoire VO2 max

L’épreuve d’effort avec mesure des échanges de gaz est examen qui permet d’évaluer l’aptitude aérobie d’un sportif. Cette exploration est aussi largement utilisée pour déterminer l’origine d’une dyspnée d’effort (essoufflement anormal), l’objectif étant la recherche du facteur limitant (cardiologique, respiratoire ou musculaire).
L’évaluation de l’aptitude aérobie permettra de cibler des zones d’entraînement.
Ce test est différent d’une épreuve d’effort cardiologique classique qui est avant tout orientée vers l’adaptation cardiovasculaire à l’effort, et ne prennent pas en compte la composante respiratoire, à savoir le VO2.
Les volumes d’O2 et de CO2, inspirés et expirés, sont recueillis à l’aide d’un masque, et vont permettre d’analyser l’adaptation respiratoire du sportif par rapport à l’intensité de l’effort demandé.



L’épreuve d’effort en pratique
:
Pour effectuer un test facilement interprétable, éviter les entraînements ou sollicitations trop poussés les trois jours qui précèdent le test.
Prévoir une tenue de sport adaptée pour l’épreuve d’effort ainsi qu’une serviette pour se sécher après l’effort.
Ne pas venir a jeun (sauf si le médecin le demande) – Bien s’hydrater au préalable.
Prévoir un créneau horaire d’une heure (préparation, échauffement, test de 12’ à 15’, interprétation).
Le Médecin vous remets en fin de test les résultats associés à des conseils d’entraînement, notamment les fréquences cardiaques cibles.
Une entière collaboration est possible avec un entraîneur ou préparateur physique.

Pour plus de précisions concernant l’intérêt du test d’effort, cliquez ici.
Pour télécharger la note d’information et le consentement éclairé, cliquez ici.
Pour télécharger le document qui présente l’épreuve d’effort en pratique, cliquez ici.

2. Evaluation isocinétique

Sur dynamomètre Biodex S4 Pro, permettant de mesurer la force musculaire des chaînes musculaires sollicitées dans la pratique du sport ou dans la vie courante. Articulations concernées : genou, épaule, cheville…
Le protocole pour un test est le suivant : échauffement pendant une quinzaine de minutes sur ergocycle (vélo) ou à l’élastique, suivi du test en commençant par le l’articulation saine en cas de lésion connue.

Sans titre2

Prévention

Sur le plan de l’évaluation des aptitudes motrices, les tests isocinétiques apportent à l’athlète et à l’entraîneur une indication objective de l’efficacité musculaire par articulation.
L’interprétation des résultats en termes de force, de puissance ou d’endurance peut être réalisée en commun avec l’entraîneur selon la discipline sportive concernée. On dispose ainsi de critères objectifs pour une optimisation du suivi de l’entraînement.
En prévention, un test systématique permet de mettre en évidence des déséquilibres droit/gauche ou fléchisseurs/extenseurs et de proposer, si nécessaire, une rééducation ou un renforcement musculaire adapté afin de corriger ces déséquilibres, car nous savons qu’ils peuvent entraîner des pathologies.

Pathologie

Avant une intervention chirurgicale, ce test permet d’établir un bilan musculaire global de la région articulaire concernée, avec comparaison par le côté sain, ce qui va permettre de suivre la qualité de la rééducation.
Après chirurgie, les tests fournissent une évaluation de la force musculaire pendant la rééducation et permettent de guider la reprise du sport dans les meilleures conditions.
En évaluation, permet aussi un suivi des pathologies musculaires et de leurs séquelles (claquages par exemple), de certaines tendinites, de certaines instabilités, des syndrômes rotuliens…

L’évaluation en pratique

  • Prévoir un créneau horaire de 35 minutes environ. Il est souhaitable de venir avec une bouteille d’eau, une serviette, une tenue adaptée (tenue de sport) en prenant soin de ne pas être a jeun au moment de l’examen.
  • Le test se déroule sur RDV, en deux temps, au sein du Centre de Médecine et traumatologie du Sport à Ajaccio. L’examen est suivi d’une consultation qui, après analyse des résultats, permet de proposer un programme de rééducation ou de préparation athlétique adapté à la situation.

En rééducation

Les indications de rééducation sur dynamomètre isocinétique sont multiples : tendinopathies rebelles,  syndrômes rotuliens, post-ligamentoplasties, renforcement musculaire… Ce type de rééducation permet de contrôler précisément le travail demandé et d’objectiver les résultats obtenus.

3. Mesure des pressions intra-musculaires

La mesure des pressions au niveau des loges musculaires permet de diagnostiquer les syndrômes de loge (pression anormalement élevée lorsque le muscle se contracte et ainsi, l’enveloppe du muscle n’est pas en adéquation avec le contenu).

Pour comprendre simplement le mécanisme intime de cette pathologie, il faut intégrer un règle de base très simple:

Le muscle est enveloppé par ce que l’on appelle une aponévrose; celle-ci peut être représentée par un sac avec un pouvoir d’élasticité donné. Le muscle, contenu dans ce sac, augmente de volume à la contraction (jusqu’à 15%) et il arrive ainsi que ce sac ne soit pas assez grand pour le volume occupé par le muscle à l’effort. Le signe d’alerte est alors la douleur qui signale une augmentation de la pression dans la loge musculaire concernée.

La diminution du pouvoir d’élasticité de cette aponévrose (le sac) est soit révélé suite à une changement du niveau et d’intensité de pratique sportive, soit suite à des accidents musculo-aponévrotiques avec une cicatrisation fibreuse (moins de souplesse de l’aponévrose), soit par compression liée à un mauvais retour veineux, une anomalie vasculaire ou un muscle accessoire (particularité anatomique).

Quoi qu’il en soit, face à une douleur d’effort, disparaissant au repos, chronique et systématique, il est nécessaire de penser au syndrome des loges et réaliser les examens permettant de poser le diagnostic, notamment la mesure des pressions intra-musculaires.

APPAREIL STRYKER -Chambre de mesure à usage unique -Enregistreur de pression électronique miniaturisé On effectue une prise de pression bilatérale dans les loges musculaires suspectes, avant et après effort (course sur tapis). Ce geste est douloureux mais en règle générale bien toléré.

4. Analyse de foulée

L’analyse podoscopique statique est parfois complétée par une analyse dynamique sur tapis, à la marche et à la course. Ceci est réalisé par exemple dans le cadre de pathologies micro-traumatiques, tendineuses telles que le syndrome de l’essuie glace (tendinopathie sur conflit os-tendon).

La foulée est donc analysée en vidéo avec séquences au ralenti.
Vidéo analyse foulée combinée VO2 max